L’attachée de presse avait prévenu : la question du «pourquoi» restera en suspens. «Pour l’instant je garde mon histoire pour moi», confirme Diary Sow, qu’on retrouve un après-midi gris de novembre, dans le patio cosy d’un hôtel discret du XIIIe arrondissement de Paris. Son adresse personnelle doit rester secrète, comme le nouveau lycée parisien où la Sénégalaise poursuit désormais ses études en classe prépa.
Car celle qui a choisi un jour de devenir invisible, a mal vécu, en redevenant visible, de devoir subir une célébrité inconfortable. Selon le ministère de l’Intérieur, 40 000 personnes disparaissent en France chaque année et 30 000 finissent par réapparaître. On s’inquiète forcément dans le premier cas, il faut croire qu’on ne se réjouit pas toujours dans le second. Diary Sow en a fait l’amère expérience.




