Le porno a beaucoup d’adversaires : de nombreux gouvernements, les associations religieuses, des conservateurs de toutes obédiences, certaines militantes féministes, etc. Mais, plus rare, il a aussi ses défenseurs «passionnés» (amoureux ?). Didier Lestrade en est – mais sans naïveté, lui prône un «porno éthique» exempt de violence. Et son dernier essai «positif» (comme il l’écrit), I Love Porn, en est le plus vibrant témoignage. Faut-il encore présenter l’auteur ? Ancien journaliste à Libération, fondateur du magazine gay Têtu et d’Act Up Paris, farouche opposant du bareback (le sexe non protégé au risque de transmettre le VIH) en son temps, l’écrivain-militant gay et antisida a le mot direct, franc, assumé et parfois moralisateur – il dit lui-même se situer dans le combat moral. «Le porno a sauvé ma vie», écrit-il en guise d’introduction à son livre à la première personne. La phrase est choc. Elle en dit plus que tout le reste de l’opus de 330 pages sur le postulat de départ de son géniteur : rendre à ce mass média décrié du XXIe siècle à la «dimension contestataire», qui a proliféré dans la vie de centaines de millions d’individus à travers le monde (en très grande majorité des hommes), parfois comme «remède à la solitude», ce qui lui
Critique
Didier Lestrade, pornoscopie
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Dans son dernier essai, le journaliste et militant antisida Didier Lestrade déclare sa flamme à la pornographie, dont il dissèque l’évolution et l’influence sur la sexualité mainstream.
Didier Lestrade, à Paris en 2017. (LIONEL BONAVENTURE/AFP)
Publié le 08/09/2021 à 23h15, mis à jour le 09/09/2021 à 16h15
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