Dominique Perrault est un architecte contemporain hors norme. On lui doit bien entendu la Bibliothèque nationale de France (BNF), dont il a remporté le concours en 1989, son premier bâtiment majeur et œuvre trop précoce qui l’a révélé aux profanes. Dans un ancien quartier industriel, pris entre le fleuve et des voies de chemin de fer, l’édifice, un parallélépipède abstrait, puisqu’il a disparu et dont il ne reste que les angles, est majoritairement enfoui. Il lui vaut d’ailleurs d’avoir reçu, à 40 ans, le Grand prix national de l’architecture en 1993.
«Aujourd’hui, j’ai de la Bibliothèque une lecture initiatique parce qu’on y trouve à peu près tous les concepts sur lesquels j’ai travaillé ensuite, y compris des questions de matériaux, puisqu’il y a l’avènement du tissu métallique qui n’existait pas en architecture», explique l’urbaniste dans la première monographie de son œuvre chez Gallimard. Paru en octobre, cet épais ouvrage de 440 pages, r




