Factory girls dit le titre anglais. Il rappelle le Country girls (Filles de la campagne) de la regrettée Edna O’Brien. Trois amies prennent un petit boulot à l’usine pendant l’été en attendant leurs résultats scolaires, sésame pour entrer à la fac. Issue d’une famille pauvre, Maeve Murray compte bien réussir pour se tirer à Londres et devenir journaliste. D’un milieu plus aisé, Aoife O’Neill vise Cambridge et Oxford en second. Quant à Caroline Jackson, qui sort avec Martin, elle aura ce qu’elle pourra. «C’est une Jackson, et les Jackson, ça bouge pas», dit la mère de Maeve. Du fil à retordre se passe dans une ville modeste et indéterminée sur la frontière en Irlande du Nord. Michelle Gallen, dont c’est le deuxième roman après Ce que Majella n’aimait pas (Joëlle Losfeld, 2023), a grandi dans cette région. Ce même été 1994, elle venait de terminer sa première année universitaire à Trinity College et attendait ses notes comme ses personnages. «Cet été-là a été difficile, dit l’autrice de passage à Paris, et bientôt de retour en avril pour un mois de résidence au Centre culturel irlandais. Il y avait du bonheur à être chez
Roman
«Du fil à retordre» de Michelle Gallen, la fabrique à Maeve
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Trois filles passent un été à l’usine dans «Du fil à retordre», deuxième roman de l’autrice irlandaise.
Michelle Gallen. (Francesca Mantovani/Gallimard)
Publié le 15/03/2025 à 5h59
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