Ce n’est en somme qu’une classique histoire coût-bénéfice – sauf qu’il s’agit ici de procréation –, scénario que décrypte Elisabeth Badinter avec son talent habituel dans des chapitres courts et incisifs. Le coût c’est le manque à gagner – dans tous les sens du terme – que représente pour une femme d’avoir et d’élever un enfant ; et encore aujourd’hui en dépit de l’évolution de la société. Quant au bénéfice, il est bien connu : c’est le plaisir, en général partagé avec un(e) conjoint(e), de transmettre la vie ou quelque chose d’approchant… Désir ou devoir ? Nul ne sait au juste. Or les arbitrages que font à l’heure actuelle nombre de couples (où les mères possibles ont une part prépondérante) se lisent dans le déclin de la natalité en France aujourd’hui. Mais pas plus les exhortations d’Emmanuel Macron que les incitations financières (du type congé paternité un peu allongé ou la création de plus de crèches) n’y feront grand-chose tant que la cause prof
Essai
Elisabeth Badinter face aux reliquats du patriarcat
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A l’aune de la baisse de la natalité en France, la philosophe analyse les ressorts genrés du renoncement à avoir un enfant.
Elisabeth Badinter épingle, chiffres à l’appui, la persistance de l’inégalité des sexes au sein de la famille. (Helene Bamberger)
Publié le 05/06/2024 à 17h30
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