Romans
Florent Oiseau, Ma gloire
Gallimard, 175 pp., 19 € (ebook : 13,99 €).
«Je ne bois pas pour me tuer ni pour moins souffrir de vivre, je bois parce que j’adore ça, c’est une inclination comme d’autres en ont pour la musique ou le sport.» Comment est la vie quand on picole sans arrêt et qu’on est par chance doté d’une épouse (Almeria) et d’une petite fille (Lune) aimées, aimantes et compréhensives ? Le narrateur ne sort presque pas de son quartier, comme si l’auteur proposait au lecteur l’étude en laboratoire d’un individu qui se cogne à des limites géographiques et tourne en rond. A l’intérieur de ce presque huis clos se trament des rencontres et des alliances avec des comparses souvent improbables : Sekou, amie de Lune, Mon contact, ancien détenu, Ping, manucure. Le tout narré dans un style impeccable, situé entre l’humour acerbe d’un Audiard et le maniement de concepts arides comme le désespoir lucide, la nécessité, le manque, la mort. A la clé, des formules comme : «Le vertige c’est moins la peur de tomber que l’envie de sauter.» N.A.
Gilles Moinot, Celui qui dort
Calmann-Levy, 216 pp., 18,50 € (ebook : 12,99 €).
Serge, directeur d’une revue culturelle, Brouillons, demande à sa collaboratrice et ancienne étudiante en thèse Lucie de retrouver la trace de Simon Flour qui n’a écrit qu’un seul livre. Son roman, Celui qui dort dans l’amour fou, relate l’aventure passionnelle entre Guillaume et Hugo, et il a eu son petit succès à la rentrée littéraire 1976. C’était il y a quarante ans, l’auteur a ensuite totalement disparu des radars, malgré les différentes tentatives de Serge de le joindre, notammen




