Romans
Olivier Vonlanthen, Notre-Dame-des-Démolies
Editions La Veilleuse, 140 pp., 19 €.
20 janvier 1968, 10 h 30. A Montpellier, une femme de 37 ans compose le numéro de la police. «Venez vite, j’ai tué Madame.» Dans ce premier roman, Olivier Vonlanthen, déjà auteur d’un recueil de poésie récompensé par le prix C.F. Ramuz et intitulé Ossuaires (éditions Empreintes, 2023), s’attache à une meurtrière qui a réellement existé et à laquelle il est apparenté. Le cas Martha Grossrieder n’a pas enflammé les annales judiciaires. Cette dame de compagnie, originaire de Fribourg, ne sera pas jugée mais internée pendant deux décennies en hôpital psychiatrique. Sa patronne, Marguerite Sabatier d’Espeyran, poignardée à mort, était une descendante de la marquise de Sévigné. Le livre commence par l’assassinat, puis va à rebours de la chronologie pour dresser le portrait de Martha, femme simple, bigote, peu à peu envahie par la folie. Comment cette «tante étrange» est devenue une meurtrière persuadée qu’une «forme de magie noire» habitait le corps de sa maîtresse ? On remonte le cours d’une existence marquée par l’humiliation sociale. Ce qui frappe dans ce roman noir est la façon dont l’auteur, avec une forme de poésie, décrit l’enfermement corporel de Martha, seule face à la souffrance mentale et aux délires. F.F.
Hadia Decharrière, Trois fois Jacqueline
Alma, 160 pp., 17, 50 €.
La société américaine VirMed contacte Jacqueline, chirurgienne obstétricienne française pour qu’elle effectue la première greffe utérine dans le Metavers. Ignorante du monde virtuel, Jacqueline va alors passer dans sa propre chair par différentes étapes d




