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Libération

En Moldavie, souvenirs d’un pays de sueur et de sang

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Dans son premier livre traduit en français, l’autrice roumaine revient sur les récits d’horreur de ses grands-parents qui ont émigré au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans un «train de la faim».

Daniela Rațiu. (Carmen Magdalena)
Par
Maïa Sieurin
Publié le 18/11/2025 à 2h00

La capitale roumaine sera à l’honneur du festival Un Week-end à l’Est, du 18 novembre au 1er décembre à Paris.

Une sensation d’étouffement se dégage d’Un train pour la fin du monde. «L’absence des points d’exclamation et d’interrogation est délibérée», précise Daniela Rațiu, écrivaine et journaliste née à Brașov, dans la note finale de son premier livre traduit en français. Les phrases sont courtes, parfois formées d’un seul mot. Peu de dialogue ou de retour à la ligne ponctue le texte. Les descriptions de la faim et de la terreur des Moldaves lors de la famine, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en sont d’autant plus accablantes. Après les ravages du conflit, les sécheresses et les réquisitions de blé par le gouvernement soviétique affament la Moldavie. Ștefan et Saveta, les grands-parents de l’autrice, et leurs cinq enfants en ont été victimes. A l’aide d’archives familiales, Daniela Rațiu reconstitue leur lutte pour la survie et leur

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