Et écrire, est-ce une réalité ou une fiction ? Et trouver la solution d’une énigme, fût-ce celle du «grand mystère de l’univers», avance-t-il à quoi que ce soit ? Montevideo, son nouveau roman, reprend ces questions présentes dans toute l’œuvre d’Enrique Vila-Matas, né à Barcelone en 1948. Il est passionné par les «artistes sans œuvres», pour reprendre le titre de Jean-Yves Jouannais, l’auteur et critique d’art français né en 1964 qui intervient encore dans Montevideo. L’incipit du roman est : «En février 1974, je fis un voyage à Paris dans l’intention anachronique de devenir un écrivain des années 1920, style “génération perdue”.» Ce narrateur est un écrivain qui n’écrit pas, malgré lui dans «cette poétique consistant à vouloir abandonner l’œuvre avant même qu’elle n’existât». Tout en étant rarement un écrivain, il a cependant le courage d’en être un engagé : «j’aimerais savoir ce qu’on peut faire dans ce monde avec un fardeau aussi lourd que celui d’avoir pris position contre les intrigues dans les romans». Quelques phrases lui facilitent ou lui compliquent la vie, une de son père, une de sa mère et d’autres de provenances plus prestigieuses encore. Celle du copiste d’Herman Melville, «je préférerais ne pas le faire», lui provoque «une véritable phobie» et il se félicite que des groupes soient
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Enrique Vila-Matas, «Montevideo» de porte en porte
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Dans «Montevideo», le romancier espagnol a pour narrateur un écrivain qui n’écrit pas, malgré lui dans «cette poétique consistant à vouloir abandonner l’œuvre avant même qu’elle n’existât».
A Montevideo, Uruguay. (Jecarvallido/Getty Images)
Publié le 15/09/2023 à 12h36
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