Les ouvrages sur l’ancien dictateur espagnol – dont on commémore les 50 ans de la mort — ne manquent pas : biographies de tout genre, portraits hagiographiques ou à charge, essais historiques plus ou moins teintés d’idéologie. L’originalité du livre de l’historien Stéphane Michonneau est de tracer une biographie mémorielle de Francisco Franco : au lieu de s’en tenir uniquement à ses faits d’armes, ses discours, ses réalisations, elle s’attache à montrer les traces laissées par celui qu’on a appelé «le Caudillo» : «Ecrire l’impression que Franco a laissée de son vivant et laisse encore de son décès», le 20 novembre 1975. D’où l’idée de décliner cette mémoire – cette présence du passé dans le présent – comme on rembobinerait un film depuis les «traces» les plus récentes jusqu’aux plus anciennes, en juin 1923, lorsque «Franquito» (son surnom jeune) fut nommé à la tête de la légion après ses succès militaires au Maroc.
Un «voyage dans le temps» qui éclaire ce personnage d’un jour nouveau et qui d’embl




