Gabriel Byrne est un être à part dans la génération des acteurs septuagénaires anglo-saxons, il nous a toujours émue, que ce soit dans la série In Treatment (la version américaine de En Thérapie), dans le film Usual Suspects ou même dans les Quatre filles du docteur March où il joue l’amoureux transi de la formidable Jo /Winona Ryder. De cet homme émane une sorte de retenue et de douceur qui tranche avec les forts en gueule qui souvent partagent avec lui l’affiche. Nous nous sommes donc glissée dans ses mémoires comme dans un vieux pull lustré par le temps et pétri d’odeurs familières. Avec plaisir mais sans en attendre beaucoup plus que des souvenirs de tournages ou quelques fautes inavouables. Mes fantômes et moi n’est rien de tout cela. C’est un véritable objet littéraire, magnifiquement écrit et incroyablement intime, teinté d’humour et marqué par une grande lucidité sur lui-même. Gabriel Byrne n’y cache rien de ses failles et de ses traumatismes, des sévices sexuels dont il a été l’objet adolescent et surtout de son addiction à l’alcool. Ses phrases sont empreintes de poésie, et d’un émerveillement préservé pour les paysages de son enfance et l
Mémoires
Gabriel Byrne hors «champs dorés»
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Dans son autobiographie «Mes fantômes et moi», l’acteur de «Usual Suspects» raconte une vie ardente, malgré les abus sexuels subis adolescent et l’addiction à l’alcool.
Gabriel Byrne, en 2015. (Yann Rabanier/modds)
Publié le 12/10/2022 à 17h42
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