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Mercredi pages jeunes

Gare à la sorcière d’automne

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Rousse part délivrer sa grand-mère du sort que lui a lancé Yaya, un roman plein de fantasy d’Elodie Chan.

Malgré les dangers qui les attendent, Rousse et sa troupe ont une arme secrète : la plume perdue d'Iska, l’oiselle de feu à la magie légendaire. (Sarah Wolfe/Getty Images)
Publié aujourd'hui à 15h25

Rousse habite dans une maison étrange où «les miroirs s’ouvrent tels des paysages et les couloirs rient à pleins poumons». Pareille à un joyeux «bric-à-brac», la demeure abrite «un ciel d’étoiles au plafond et sous les tapis, des soleils miniatures». Dehors, la forêt scintille d’une lueur mystérieuse. Avec sa grand-mère Babu, Rousse passe des journées insouciantes à ramasser des plantes sauvages, collectionner des feuilles pour son herbier et apprendre toutes les subtilités de «la vie forestière». Pour la jeune fille, le «lichen minuscule» et le «peuplier dressé vers le ciel» semblent ne plus avoir de secrets.

«Eau stagnante et verdure croupie»

Cette vie sylvestre est bientôt troublée par un curieux événement. Une nuit, une bête étrange «aux yeux de feu» nommée Dovoï apparaît et lui annonce une sombre prémonition : sa grand-mère est menacée de mort par Yaya, la terrible sorcière d’automne qui transforme les animaux morts en monstres hybrides, semblables à des chimères monstrueuses sorties d’un mauvais rêve. De jour en jour, la vieille femme dépérit, terrassée par un mal invisible. Elle vomit des sangsues et ses forces la quittent, comme aspirées par une énergie maléfique.

Rousse n’a plus qu’une seule idée en tête : sauver sa grand-mère du sort funeste qui l’attend. Animée d’une détermination nouvelle, elle s’aventure au-delà de la rivière «là où les humains se perdent et se font avaler par les ronces». Avec Dovoï, l’esprit du feu qui vit dans la cheminée d

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