L’histoire du cinéma est pavée de projets inaboutis qu’il est tout à fait permis de rêver en grand. Imaginons, en l’occurrence, ce qu’aurait pu donner un film de Monique Wittig (1935-2003) avec Jeanne d’Arc pour héroïne, titré Jeanne d’Arc, ou plutôt Jeanne Rommée, car dans mon pays les filles prennent le nom de leur mère et, au casting, Delphine Seyrig, Julie Christie et, dans le rôle de Jeanne, la compagne de Wittig, Sande Zeig. Rêvons encore un peu à la lecture de la note d’intention rédigée par la romancière et essayiste à la fin des années 80 : «Il y aura de grands plans de travelling pour les séquences d’entraînement comme ceux de Jim Jarmusch au début de Down by Law, certains filmés sur un cheval qui bouge.» En matière de référence, l’autrice cite aussi Cocteau et Rossellini, parle de «surréalité» et vise un film «inquiétant comme
Scénario
Jeanne d’Arc au combat par Monique Wittig
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Parution du scénario d’un film jamais tourné, dans lequel l’autrice et essayiste lesbienne retient du mythe de la «Pucelle d’Orléans» la figure de la guerrière.
Monique Wittig en 1985. (Colette Geoffrey/Succession littéraire de Monique Wittig)
Publié le 08/01/2026 à 4h12
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