La guerre au Moyen Age, vaste programme. A une extrémité, l’ombre des légions romaines, à l’autre, les prémices des armées nationales ; au commencement les chevauchées mérovingiennes, au dénouement les monstrueux canons ottomans qui, en 1453, firent tomber Constantinople. L’ouvrage collectif la Guerre au Moyen Age, dirigé par Jean Lopez, livre une série de clés pour comprendre les conflits armés de ce temps. Une somme dont on a arbitrairement sorti trois idées, qui ébrèchent nos prénotions sur le sujet.
Bien sûr, il y a Hastings, Bouvines, Azincourt. Mais ces engagements rangés relèvent de l’exception, nous apprennent les auteurs. La bataille au Moyen Age est rare, rarement décisive et rarement très meurtrière – du moins parmi les chevaliers, qui cherchent surtout à capturer leurs pairs rançonnables ; la piétaille, elle, est massacrable à merci. A côté de ces engagements se déploient les deux modes majeurs de la guerre médiévale : la chevauchée, c’est-à-d




