Je suis vivant et vous êtes morts est le titre de la biographie romancée de Philip K. Dick (1928-1982) qu’a publié Emmanuel Carrère en 1993 (Seuil). «Je suis vivante et il est mort», pense Melanie, l’héroïne de la Méridienne, à propos de son propre corps, alors que son esprit est attaqué par un cauchemar, ou par un fantasme, ou par une réalité parallèle – l’interprétation est libre. Ce roman, ce conte cruel d’une écrivaine britannique décédée, Marghanita Laski (1915-1988), que l‘Olivier publie pour la première fois en français, date de 1953. Il est délicieusement désuet et moderne à la fois. Melanie et Guy forment un couple pas très riche mais de très bon milieu. Guy et Melanie, on le sent, veulent en être ; ils veulent s’approcher de ceux qui comptent, un souhait intemporel qui se remarque comme le nez au milieu de la figure. Les signes extérieurs de leur appartenance sociale sont importants. Ils sont anglais et partagent donc, dès que l’occasion se présente «un moment sympathique de supériorité, celle qu’éprouve tout Anglais certes pauvre mais sensé et qui ne perd jamais de vue l’usage véri
Roman
«La Méridienne» de Marghanita Laski : les malheurs du sofa
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Dans le conte cruel de l’autrice britannique, une jeune accouchée alanguie sur un meuble victorien se retrouve transportée en 1864.
Melanie et Guy forment un couple pas très riche mais de très bon milieu. (Getty Images)
Publié le 17/05/2025 à 11h35
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