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«La Mort clandestine» de Hadrien Laroche : les épris du Golfe 

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Le romancier interroge la question de la clandestinité à travers une liaison périlleuse entre un homme venu de France et une femme musulmane.

Devant la mosquée Cheikh Zayed, à Abou Dhabi (Emirats arabes unis). (© Naufal MQ/Getty Images)
Publié le 03/01/2026 à 15h01

Comme à son habitude, un homme sort se promener quelques heures avant la tombée de la nuit, à la recherche de quelque chose. Il longe la corniche qui borde la mer, traverse le marché philippin et son enchevêtrement de gargotes étalées pêle-mêle dans le crépuscule. Tout au bout, le chemin débouche sur un sous-bois «comme l’entrée d’une forêt minuscule», envahie par la charmille. Dressée au milieu de cette végétation abondante, la figure imposante d’une mosquée. Ainsi commence la Mort clandestine, le nouveau livre de Hadrien Laroche, dix ans après les Orphelins, son premier roman. Débarqué de France il y a un mois pour une mission dans un pays du golfe Persique, le narrateur vit seul dans une tour. Avec philosophie, il observe la vie qui s’agite au pied de son immeuble et ne tarde pas à prendre part lui aussi à ce théâtre peuplé «d’ombres fugitives» qu’il distingue derrière les rideaux de son appartement. Car ce départ à l’étranger ressemble à s’y méprendre à une fuite. Mais pour échapper à qui ou à quoi ? Lui-

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