L’une s’appelle Jeanne-Charlotte, un prénom en vogue dans la bourgeoisie parisienne du dernier tiers du XVIIe siècle, l’autre Marie-Rose, comme nombre de filles du peuple. Leur milieu social les sépare, mais leur sexe, dit faible, les rapproche : leur destinée est le mariage et la maternité, normes genrées obligent. Si aujourd’hui, elles sont de parfaites inconnues, y compris de l’IA, ce n’est pas pour la même raison. La première est un personnage créé par Sabine Melchior-Bonnet à partir des Mémoires de grandes dames, telles Mme de Sévigné et Mme La Fayette, et des écrits de chroniqueurs, afin de pallier le manque de sources. La seconde n’a jamais intéressé personne pour n’être qu’une femme de soldat, dont les infimes traces ont été retrouvées par Marion Trévisi. Les hasards de l’édition établissent un inattendu parallèle entre ces études : elles sont pareillement confrontées aux difficultés à atteindre la réalité des femmes, si souvent d
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La «Parisienne» et la «Suiveuse de guerre» : deux femmes si proches, si éloignées
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De la bourgeoisie aux champs de bataille, les ouvrages de Marion Trévisi et de Sabine Melchior-Bonnet explorent tous deux les vies de figures féminines.
Scène de guerre (1600-1700) de Sébastien Vranck, tableau conservé au musée municipal de Soissons. (Culture Club/Getty Images)
ParYannick Ripa
Publié aujourd'hui à 6h48
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