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«La Solitude selon Lydia Erneman» de Rune Christiansen : sienne de vie

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Constitué de courts chapitres aux titres inattendus, un nouveau roman du poète norvégien autour d’une femme vétérinaire.

«La relation qu’elle entretenait avec les animaux n’avait nullement trait à un cœur tendre ni au sens du sacrifice. C’était plutôt le réel, le travail pratique qui l’attirait.» (Arja Hyytiainen/Agence VU)
Publié le 09/01/2026 à 15h35

Tous les trois ans, Notabilia publie une traduction d’un roman de Rune Christiansen, poète norvégien né en 1963. Après Fanny et le mystère de la forêt en deuil et l’Affaire des lubies du temps perdu, voici la Solitude selon Lydia Erneman. Comme les précédents, le livre est constitué de courts chapitres aux titres inattendus : «D’où tiens-tu ton nom ?», «Du pain trempé dans le thé», «Une femme traverse une plaine sous la neige», «Telle l’âme instable qu’elle était», «Le dimanche, elle ne pensa à rien du tout», «Aucun voyage féérique, aucune découverte grandiose ni aucune occupation héroïque», «la Vie de campagne en été», «Qu’est-ce qui lui prenait ?», «Forêt avec hirondelles après la pluie», «Elle entendit les animaux parler». Le lecteur comprend vite que la ville n’est pas l’univers du roman. Lydia Erneman, peut-être «une femme célibataire typique», devient vétérinaire. Comme elle doit euthanasier un cheval, comme elle guérit en vain le chien d’un petit gar

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