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Laurent Queyssi : «Depuis quelques années, je constate un vrai renouveau de la littérature d’horreur»

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Une nouvelle collection dédiée à l’horrifique, «Styx», marque le retour en grâce d’un des genres phare des années 80. Son directeur, le romancier Laurent Queyssi en défend la richesse.

Couvertures des livres de la collection Styx : «La Mer se rêve en ciel» de John Hornor-Jacobs et «Vers ma fin» de Sophie White.
Publié le 18/11/2025 à 15h25

Quel champ votre nouvelle collection, «Styx», veut-elle couvrir ?

Le fantastique et l’horreur. Cela recouvre des genres très différents : l’horreur psychologique, le «body horror», qui joue sur les atteintes au corps, le «slasher», livre mettant en scène des tueurs en série, le «gothique urbain» qui modernise des figures classiques. Et le fantastique, au sens large, que je vois comme le récit d’une étrangeté par rapport au monde normal. Pas le vertige de la science-fiction mais un point de vue décalé sur le monde…

Le genre horrifique était très en vogue dans les années 80 et 90 avec des auteurs comme Dean Koontz, Graham Masterton, Peter Straub… Aujourd’hui, n’y a-t-il guère que l’inoxydable Stephen King qui survive ?

C’est en train de changer. Fan de littérature d’horreur depuis mon adolescence, dans les années 90, je me suis nourri des auteurs que vous citez. Puis il y a eu, c’est vrai, un creux éditorial. Depuis quelques années, je constate un vrai renouveau chez les Anglo-saxons. C’est ce renouveau que voudrait faire connaître en France la collection «Styx», projet que j’ai élaboré avec le graphiste Nicolas Beaujouan, qui s’

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