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Libé des auteur·es jeunesse

L’autisme des Néandertal, une autre façon de voir le monde et les gènes, par Mélanie Guyard

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Si ces gènes ont perduré, c’est parce qu’ils présentaient un avantage à la survie du groupe.

En 2004, reconstitution d'un ancêtre de l'homme de Néandertal à partir d'un squelette retrouvé en 1856 près de Düsseldorf, musée de la Préhistoire, à Halle-sur-Saale (Allemagne). (Sebastian Willnow/ddp images. AFP)
Par
Mélanie Guyard, professeure de biologie et écrivaine, romancière, nouvelliste et scénariste de bande dessinée.
Publié le 26/11/2025 à 7h36

Cet article est tiré du Libé spécial auteur·es jeunesse. Pour la septième année, Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse pour le Salon du livre de Montreuil qui ouvre ses portes le 26 novembre. Retrouvez tous les articles ici.

La génétique est sans doute l’un des principaux domaines scientifiques qui suscite une curiosité insatiable de la part du public, mais nécessite de revoir régulièrement et entièrement notre façon de penser son fonctionnement du fait de sa constante progression.

Si, pendant longtemps on a tenté de relier un gène à un fonctionnement précis, un comportement clair ou une maladie donnée, on sait depuis un moment déjà que c’est beaucoup plus compliqué que ça, car, en réalité, il existe un nombre conséquent de mécanismes qui régulent l’expression des gènes, modèrent leur impact ou carrément éteignent leur utilisation.

Récemment, des travaux scientifiques ont relié l’autisme aux gènes de Néandertal. Essayons de comprendre ce que ça signifie et, surtout, ce que ça ne signifie pas, à savoir qu’il existerait un gène de l’autisme.

Tout d’abord, définissons de quoi il est question. L’autisme, ou les troubles du spectre autistiques (TSA), se manifeste le plus souvent par un neurodéveloppement atypique modifiant le fonctionnement cérébral, la perception, l’interprétation et les comporteme

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