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Nouvelle traduction

«Le Bruit et la Fureur» de William Faulkner, dernières nouvelles du brouhaha

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Charles Recoursé a retraduit le roman culte de William Faulkner, initialement paru en français en 1938. Un texte à la structure si complexe que son auteur le pensait impubliable.

William Faulkner chez lui à Oxford, dans le Mississippi, en 1947. (Henri Cartier-Bresson/Magnum)
Publié le 21/11/2025 à 15h57

Parmi les œuvres de William Faulkner, né en 1897 dans le Mississippi où il meurt en 1962, le Bruit et la Fureur, paru en 1929 et dont Gallimard publie une nouvelle traduction, jouit et souffre d’un prestige particulier : ce serait à la fois un roman incompréhensible et le chef-d’œuvre du jeune écrivain.

Au début, ce qui deviendra le quatrième roman de Faulkner, après Moustiques, Monnaie de singe (textes de si faible réputation qu’ils ne sont pas recueillis dans ses Œuvres romanesques en Pléiade) et Sartoris, n’était pas un roman. Premières phrases de la préface de 1937 de Maurice-Edgar Coindreau à sa propre traduction : «“Ce roman, à l’origine, ne devait être qu’une nouvelle, me dit, un jour, William Faulkner. J’avais songé qu’il serait intéressant d’imaginer les pensées d’un groupe d’enfants, le jour de l’enterrement de leur grand-mère dont on leur a caché la mort, leur curiosité devant l’agitation de la maison, leurs efforts pour percer le mystère, les suppositions qui leur viennent à l’esprit. Ensuite, pour corser cette étude, j’ai conçu l’idée d’un être qui serait plus qu’un enfant, un être qui, pour résoudre le problème, n’aurait même pas à son service un cerveau normalement constitué, autrement dit un idio

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