Un roman historique pas vraiment historique sur «une bataille inventée de toutes pièces» (écrit Ulrich Dittman dans sa postface) de la guerre de Sept Ans (1756-1763), a priori, on ne se jette pas dessus. Et pourtant. Le Champ de Wotan est le troisième roman traduit (après la Chronique de la rue aux Moineaux et les Archives du Chant des Oiseaux) de Wilhelm Raabe, né en 1831 et mort en 1910. Rien que la façon dont l’écrivain traite à la fois l’auteur et son héros a de quoi séduire les plus récalcitrants. Dans le premier chapitre qui est une sorte d’introduction générale, l’écrivain termine un paragraphe par «et cetera». Paragraphe suivant : «“Et cetera”, en effet : c’est ce que diront ici, hélas, plus d’un lecteur et d’une lectrice, jugeant dès à présent qu’une fois de plus, la preuve est faite de l’aptitude de l’auteur à engendrer l’ennui… Quant à nous, eh bien, nous poursuivons derrière leur dos notre récit.» L’humour de Wilhelm Raabe engendre plus une vision différente du monde que le moindre ennui. «Il nous arrive aussi de prendre un peu plus au sérieux ce en quoi l’humanité, occupée à courir du matin au soir, ne voit qu’une bon
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«Le Champ de Wotan» : pour qui croassent les corbeaux de Wilhelm Raabe ?
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Ce troisième roman traduit se passe pendant la guerre de Sept Ans. L’humour de l’auteur engendre plus une vision différente du monde que le moindre ennui.
Wilhem Raabe en 1911 par Wilhelm Immenkamp. (DR)
Publié le 23/01/2026 à 12h42
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