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Libération
L'édito

Le «Libé des auteur·es jeunesse», un savoureux micmac journalistique

Marguerite Abouet, rédactrice en chef d’un jour, raconte les coulisses, façon «visite en terre inconnue», de ce numéro spécial.

(Dorothée de Monfreid/Liberation)
Par
Marguerite Abouet
Publié le 25/11/2025 à 21h22

Cet article est tiré du Libé spécial auteur·es jeunesse. Pour la septième année, Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse pour le Salon du livre de Montreuil (Seine-Saint-Denis) qui ouvre ses portes le 26 novembre. Retrouvez tous les articles ici.

C’est comme un théâtre cosmopolite à ciel fermé où l’on se sent tout de suite alpagué sans cérémonie, mais avec un sens poussé de l’hospitalité, à participer aux débats. Là où l’on cause, c’est là où l’on partage !

Je vous embarque pour une visite en terre inconnue, chaleureuse, chahuteuse, qui prend l’allure d’une vadrouille décontractée, mais très sérieuse, où on plonge avec une immédiate complicité, dans l’un des médias les plus conviviaux de France. Bienvenue à Libération ! Libé pour les intimes !

Des tablées où des milliers d’histoires de vies intrigantes, passionnantes, amusantes, dérangeantes, surprenantes venues des quatre coins du pays et du monde se racontent dans une même langue : la vérité !

Notre métier à nous, auteur·es jeunesse, est de raconter des histoires. Leur métier à eux, aux journalistes, est de raconter des mondes. Ensemble, nous racontons la vérité à hauteur d’humain, sur place, dans la vie quotidienne.

Autour de l’exercice du journalisme, les auteurs jeunesse invités, par leur regard acerbe et bienveillant à la fois, ont montré leur talent pour peindre avec intelligence et humour les sujets du jour. Vue d’artiste mais vue perçante, en plaçant leur plume, leur regard, leur dessin à hauteur de l’humain, ils cherchent aussi un ton de vérité et de justesse.

Cette édition est venue de loin. On s’y plonge avec une immédiate complicité. L’œil écoute, l’oreille voit. Question d’ambiance !

Des affaires de micro-forêt à Montreuil de Marie Colot, illustrées par Caroline Péron, à la traque des militants écologistes d’Ivan Péault, en passant par un entretien de Claire Bourdille sur l’enfantisme par Coline Pierré, le coup de cœur d’Insa Sané pour la Coupe d’Afrique des nations, le pionnier oublié du cinéma Charley Bowers d’Alice Butaud, le papier sur Shein et la génération Z de Fanny Chartres, la BD de Clémence Lallemand sur l’Ukraine, l’expo Flops vue par Kamel Benaouda, le portrait de Leïla Ka dessiné par Donatien Mary… Tout cela vous donnera sûrement à regarder ces instants de vie et en saisir un détail, une expression, une folie, une joie, une peine à laquelle vous ne vous attendez pas et qui va à l’encontre de nos préjugés les plus absurdes.

Bref, ce savoureux micmac journalistique devrait atteindre son but : donner une belle et une irrésistible envie de mieux vivre ensemble le monde.

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