Tous formats confondus, la Langue des choses cachées, le précédent roman de Cécile Coulon, s’est écoulé à 100 000 exemplaires. C’est un peu moins que celui d’avant, Seule en sa demeure (110 000) et encore un peu moins que celui d’encore avant, Une bête au paradis (150 000), mais, dans un contexte globalement morose pour les ventes de livres (y compris pour les habitués du tableau Datalib), l’écrivaine née en 1990 dans le Puy-de-Dôme maintient la barre très haut. S’il est encore trop tôt pour savoir si le Visage de la nuit atteindra de tels sommets, les ingrédients semblent cette fois encore correctement réunis, en premier lieu puisque ce nouvel opus est en quelque sorte une suite.
Où est-ce que ça se passe ?
Au hameau du Fond du Puits, village parfaitement fictif où se déroulait déjà la Langue des choses cachées, «un lieu presque paisible», hors du temps et de toute géographie, façon «il était une fois». En ouverture de rideau,




