Les lecteurs japonais ont adoré le café qui permet de retourner dans le passé (le Café du temps retrouvé, Albin Michel). Les Coréens, de leur côté, ont été un million (dixit Picquier, l’éditeur français), à plébisciter le Grand Magasin des rêves, premier roman d’une jeune ingénieure de chez Samsung financé grâce au crowdfunding. Dans une ville renommée pour «le commerce des produits ayant trait au sommeil», où pullulent les gens en pyjama – «les rues sont parfaitement entretenues», on se déplace en chaussettes, dormeur ou pas –, de nombreuses boutiques proposent d’acheter du rêve en boîte. L’établissement tenu par le très smart Dollagoot est le plus sérieux. Il ne pousse pas à la consommation. «Vous faites rêver juste ce qu’il faut et vous insistez toujours sur l’importance du réel», expose celle qui va nous servir de guide, lors de son entretien d’embauche. Elle s’appelle Penny. Entrons.
1. Quel étage ?
Au rez-de-chaussée, Mme Weather gère l’accueil et les annonces. Il reste un exemplaire du rêve Revoir un vieil ami, il faut se dépêcher. Terminé pour Quatre jours et trois nuits aux Maldives et Rêves étranges qui réveillent les cinq sens. Rupture de stock. Au premier, on se fournit en «petits bonheurs quotidiens» avec un coin «Souvenirs» pour revivre des moments ou des sen




