«Tout est dit, et l’on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu’il y a des hommes et qui pensent» : quelques œuvres d’art échappent à l’increvable sentence de La Bruyère. C’est le cas des Ménines, conçu par Velázquez en 1656 et achevé on ne sait quand, sans doute en 1659. Le tableau est visible à Madrid comme un monarque parmi sa cour, comme un fantôme en son château, dans la grande salle en rotonde du musée du Prado. Haute de 3m76, large de 2m93, c’est une galaxie silencieuse et lointaine : la connaissance qu’on en acquiert ne fait qu’étendre son charme et son mystère. «Car il faut l’avouer, avoue Jérémie Koering, historien de l’art, dans le livre plein de densité amoureuse qu’il lui consacre, pas un seul regard, pas une seule étude, pas une seule rêverie sur les Ménines qui ne l
Peinture
L’énigme des «Ménines» de Velázquez au cœur d’une enquête érudite et sensible
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L’historien de l’art Jérémie Koering joint sa propre interprétation à toutes celles jamais écrites sur le chef-d’œuvre du maître espagnol, mystère resté inépuisable malgré la précision de ce travail d’analyse.
(DR)
Publié le 17/12/2025 à 17h29
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