«J’aime Arno Schmidt, il m’émeut, il me provoque, il m’énerve, il me fait rire – il me fait sourire aussi. Quel vieux râleur. Pas une photo où il ne fait pas la gueule», écrit Marie Darrieussecq dans son introduction enthousiaste aux Enfants de Nobodaddy. Il faut dire que cet écrivain considéré aujourd’hui comme un trouveur de génie de la littérature du XXe siècle n’a jamais été d’un commerce facile. Solitaire et irascible, Arno Schmidt (1914-1979) a toute sa vie multiplié les provocations, considérant que tout ce qui n’était pas littérature, au sens le plus absolu, n’avait pas d’importance. Ses éditeurs en savent quelque chose qui l’ont soutenu dans les procès que la bourgeoisie catholique lui intentait pour blasphème ou pornographie, car dans toute son œuvre, il a stipendié l’Allemagne de l’ordre moral. Reste qu’à la même époque, la France des avant-gardes et des sciences humaines ratait le rendez-vous avec cet immense artiste malgré le travail décisif que menaient Maurice Nadeau et Christian Bourgois pour le faire connaître. On se plaît à rêver d’une lecture de Schmidt par
Romans
«Les Enfants de Nobodaddy» : les Robinsons de Arno Schmidt
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Du nazisme à la post-apocalypse, un triptyque violent et sublime de l’auteur allemand mort en 1979.
Arno Schmidt, dans les années 60, à Bargfeld. (Wilhelm Michels/Arno Schmidt Stiftung)
Publié le 14/03/2025 à 12h31
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