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«Les femmes de la Série noire», de retour sur le lieu du crime sexiste

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Natacha Levet et Benoît Tadié ont enquêté sur les origines de la célèbre collection de Gallimard, portée par le travail de femmes soigneusement reléguées dans l’ombre au profit des signatures masculines qui firent son succès.

L'écrivaine américaine Dolores Hitchens publiée pour la première fois à la Série noire en 1959. (Archives familiales)
Publié le 03/12/2025 à 19h38

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La prestigieuse Série noire de Gallimard a longtemps été une collection d’hommes, à l’esprit viril voire machiste inspiré sans doute par l’esprit hardboiled (dur à cuire) qui était la marque de fabrique des polars américains au moment où elle a été créée, en 1945. Et pourtant son fondateur, Marcel Duhamel, n’était entouré que de femmes. Mais, au fond, ceci explique peut-être cela, ces femmes étaient toutes à son service, traductrices, assistantes, agentes, inspiratrices, maquettistes, il aimait travailler avec des femmes mais c’était aux hommes qu’il donnait le premier rôle littéraire.

Et même dans cette autre collection qu’il avait conçue spécialement pour le genre féminin qu’il pensait intéressé essentiellement par le suspense et l’angoisse, entre Agatha Christie et Daphné du Maurier : la Série blême. Oui, aux hommes le noir, aux femmes le blême. Eh bien cette collection destinée à un public féminin, avec son car

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