La Bibliothèque de la Pléiade se flattant d’être le pays des merveilles littéraires, il est dans l’ordre des choses qu’Alice y ait sa place. Un volume de plus de 2000 pages d’Œuvres de Lewis Carroll est certes déjà paru en 1990, sous la direction de Jean Gattégno, comprenant les Aventures d’Alice au pays des merveilles, De l’autre côté du miroir et la Chasse au Snark, sans compter des textes très divers, du roman Sylvie et Bruno à la Logique symbolique et au Journal de Lewis Carroll. Celui qui est publié aujourd’hui, sous la direction de Philippe Jaworski (déjà éditeur en Pléiade de Herman Melville, Francis Scott Fitzgerald et Philip Roth) qui a tout retraduit, est deux fois plus court, quoique l’édition soit bilingue, et chaque page comporte cependant sa part de vide, dégageant un sentiment aéré qui n’est pas le propre de la collection. Le talent de Lewis Carroll a sa part dans le plaisir, d’accord. Mais l’édition aussi.
A l’excepti




