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Li-Cam sur la «Brèche»

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Le dernier roman de l’autrice ramène à hauteur d’habitants la question de l’intelligence artificielle et du futur.

Li-Cam. Dans son roman, les «Ogres», de gigantesques conglomérats techno capitalistes, se gavent mettant en péril la survie de l’humanité. ( Antoine Merlet)
Publié le 21/01/2026 à 15h54

C’est le troisième roman de Li-Cam que publie la maison d’édition La Volte, après Résolution (2019) et Visite (2023), un peu négligés à leur parution au vu de la lecture de Brèche. Et au vu d’une carrière d’écrivaine de science-fiction d’une vingtaine d’années. On entre dans le roman par les potagers permacoles de Maisons-Neuves, une barre d’HLM vétuste, et à l’intérieur de l’esprit de Bella, une ancienne prof d’histoire déclassée, accaparée par des visions. Une «araignée» l’habite, lui fait perdre pied avec la réalité et entendre des voix, lui procure des hallucinations. Heureusement, son mari Sandro veille sur elle et sa psychose. On est dans une société où l’Etat s’est effondré depuis près d’une dizaine d’années, une période baptisée «les heures sombres», que Bella préfère appeler «la décennie pestilentielle». Les «Ogres», de gigantesques conglomérats techno capitalistes, se gavent mettant en péril la survie de l’humanité. Une majorité de gens ont des implants neuronaux et passent leur temps dans le «Verse», «une sorte d’épidémie de renoncement, de retrait de la réalité».

«– Les Ogres dévorent aussi le futur de leurs enfants, place mon époux.

A la mention du futur, mon estomac se serre. A quoi ressemblait le futur si le temps glisse à rebours ?"

Bella donne des cours de français à des enfants en échange de nourriture. Les habitants du quartier des bats à Maisons-Neuves sont fiers d’avoir réussi à faire pousser des légum

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