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«L’Invention de la douleur» de Valerie Fritsch : régime poison

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Dans un roman aux allures de conte noir, l’autrice autrichienne finit par libérer son personnage, victime du surmaternage monstrueux de sa mère.

Valerie Fritsch. (Martin Schwarz)
Publié le 10/01/2026 à 10h31

Le titre du livre est en allemand Zitronnen, référence aux citronniers d’un séjour dans un Sud non identifié. Et c’est aussi un élément d’un cauchemar où des agrumes sont «accrochés comme des étoiles dans le ciel noir». En français, le titre est moins concret, l’Invention de la douleur, mais il renvoie directement au thème du roman : le syndrome de Münchhausen par procuration. Ce dérèglement mental est souvent exploité dans l’univers des séries. La forme la plus courante : une mère provoque des problèmes de santé chez son enfant pour mieux attirer l’attention ou la compassion. Dans ce troisième roman traduit de Valerie Fritsch, autrice autrichienne née en 1989, le personnage principal, un petit garçon, est frappé d’une double peine, ce syndrome après la violence du père. Celui-ci le frappe, puis fait des tours de magie avec ses chiens – Oups ! La saucisse a disparu !

Le père s’évanouit un jour, en laissant une tartine à moitié mangée sur la table. La mère prend alors le relais. Cette ex-infirmière stocke dans un

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