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«Lundi, c’est loin» de Oisín McKenna : sous le signe de la baleine

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Un premier roman choral et sentimental, état des lieux des combinaisons amoureuses contemporaines par un auteur né à Dublin mais vivant à Londres.

Le livre s’inscrit dans le sillage des romans de l’autrice irlandaise de best-sellers Sally Rooney. (Richard Newstead/Getty Images)
Publié le 06/01/2026 à 11h37

Ils sont britanniques, ils ont une trentaine d’années, vivent à Londres, sont plutôt fauchés car leur travail ne leur rapporte pas assez d’argent. Ils sont à la fois entourés et très solitaires, d’une solitude vertigineuse face à la liberté dont ils peuvent profiter, en théorie. Ils ont le vertige aussi parce que le temps est caniculaire et que l’ordre du monde se dérègle – en témoigne la baleine coincée sur la Tamise et qu’il va falloir ramener en pleine mer en agissant délicatement, parce qu’elle est blessée. Lundi, c’est loin (le titre fait référence au week-end de l’été 2019 pendant lequel se concentre l’action), est un premier roman choral et sentimental, un état des lieux des combinaisons amoureuses contemporaines.

Il s’inscrit dans le sillage des romans de l’autrice irlandaise de best-sellers Sally Rooney, pionnière d’un nouveau regard porté sur les états psychiques européens. L’auteur de Lundi, c’est loin, Oisín McKenna, est né à Dublin mais vit à Londres. Il approche de la quarantaine. Son livre rappelle celui d’une autre disciple irlandaise de Sally Rooney, Naoise Dolan, autrice de

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