Dans un roman policier ou prétendu tel, il n’y a pas qu’une victime, un coupable et des suspects. Surtout chez Martin Suter, né à Zurich en 1948. Il y a des phrases, il y a un style qui rejaillissent sur l’intrigue, qui peuvent en former la majeure partie. Ainsi, dans l’Amour et la Fureur, il y a bien une histoire d’amour, et même plusieurs, une plongée dans le milieu de l’art, lequel est toujours propice aux affaires d’argent, et on assiste au recrutement d’un tueur à gages, métier dont il s’avère qu’il est semblable à tous les autres en cela qu’au tout début on n’y connaît rien et rien ne remplace l’expérience. On dit qu’on ne s’improvise pas assassin et pourtant il faut bien commencer, si c’est la carrière qu’on s’est choisie ou celle qui vous tombe dessus. Un assassinat peut ressembler à un défibrillateur inversé qui envoie au moment voulu l’impulsion suffisante. «Enfin, ça suffit en théorie. En pratique, évidemment, ça ne marche pas à tous les coups. C’est tout le problème de la théorie.» Des crimes parfaits parfois plongent dans l’imperfection. Mais, ici, être ou ne pas être assassin n’est pas toute la question
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Martin Suter : le tueur à gages voulait sauver son couple
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Dans «l’Amour et la Fureur» de l’écrivain suisse, une comptable entend se séparer d’un peintre à insuccès parce qu’elle «trouve injuste d’être belle et de ne pas avoir une belle vie».
Martin Suter. (Marco Grob)
Publié le 30/01/2026 à 16h14
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