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Maxim Leo, rendez-vous à Berlin

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Une lignée juive allemande éparpillée et aujourd’hui ressoudée, dans «Là où nous sommes chez nous».

Maxim Leo aux Assises internationales du roman, en mai 2017, à Lyon. (Bertrand Gaudillere)
Publié le 12/03/2021 à 22h19

Parmi les effets collatéraux du Brexit, il en est un auquel on ne pense pas d’emblée. Dans la famille étendue de Maxim Leo, la cousine Charlotte et l’oncle André sont des exemples d’un phénomène à la marge : la récupération par des Britanniques de leur nationalité allemande dont leurs parents ou grand-parents, juifs réfugiés dans les années 30, furent privés par les nazis. Voilà donc Berlin redevenu «là ou nous sommes chez nous», comme le dit un autre membre de cette famille éparpillée à Londres, Vienne, Haïfa, en Bourgogne. Venu d’Israël, le cousin Aron fait de son côté le choix de s’installer en Allemagne, il y suit des études de vétérinaire et se marie. Une cérémonie sur le sol ancestral qui aurait vraisemblablement heurté, s’ils étaient encore vivants, les «fondateurs» de la branche israélienne, Irmgard et Hans. Et quand Maxim Leo, habitué à ne voir que sa famille nucléaire dans la capitale allemande marie son frère Moritz, toute une parentèle afflue de l’étranger.

Maxim Leo, né en 1970, journaliste au Berliner Zeitung, avait publié en 2009 un passionnant récit, Histoire d’un Allemand de l’Est. Dans cette famille frappée par l’histoire, on y vivait de l’intérieur les déchirements dus à l’attitude des uns et des autres face au régime communiste. Une figure de héros dominait, celle du grand-père, Gerhard Leo, père d’Annette, la mère de Maxim. Résistant à 16 ans en France, il avait échappé au peloton d’exécution lors d’une évasion dans une gare corrézien

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