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Libé des auteur·es jeunesse

Miroir et truelle : la littérature jeunesse façonne le monde

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Parce que leurs œuvres jouent un rôle fondamental dans la construction mentale des jeunes, les auteur·ices et illustrateur·rices devraient proposer une plus grande diversité de personnages, féminins, racisés, LGBT + ou en situation de handicap.

A l’heure où l’on se targue d’inclusion sociale et de diversité, le constat est là : la population des histoires est homogène, masculine, blanche, hétéro et valide. (Catherine Falls Commercial/Getty Images)
Par
Florie Maurin
Publié le 26/11/2025 à 9h51

Cet article est tiré du Libé spécial auteur·es jeunesse. Pour la septième année, Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse pour le Salon du livre de Montreuil qui ouvre ses portes le 26 novembre. Retrouvez tous les articles ici.

N’en déplaise à ce cher Stendhal, un roman n’est pas «un miroir qui se promène sur une grande route». Pas plus en littérature vieillesse qu’en littérature jeunesse. Il est des réalités, des existences, qu’on ne représente pas. Comme il est toujours possible de s’améliorer, je propose donc à Henri Beyle (Stendhal, si vous vous posez la question), la correction suivante : un roman est un miroir qui se promène sur certaines routes. Ah, ça fait du bien, on se sent déjà mieux !

Reflets choisis

Aussi chère à mon cœur soit-elle, la littérature jeunesse a la sale habitude de proposer des images partielles et parfois stéréotypées de notre monde. Il n’y a pas que moi qui le dis : les chercheuses Sylvie Cromer, Cendrine Marro ou Elsa Le Saux-Pénault montrent qu’on représente beaucoup moins les personnages féminins que mas

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