Cet article est tiré du Libé spécial auteur·es jeunesse. Pour la septième année, Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse pour le Salon du livre de Montreuil qui ouvre ses portes le 26 novembre. Retrouvez tous les articles ici.
N’en déplaise à ce cher Stendhal, un roman n’est pas «un miroir qui se promène sur une grande route». Pas plus en littérature vieillesse qu’en littérature jeunesse. Il est des réalités, des existences, qu’on ne représente pas. Comme il est toujours possible de s’améliorer, je propose donc à Henri Beyle (Stendhal, si vous vous posez la question), la correction suivante : un roman est un miroir qui se promène sur certaines routes. Ah, ça fait du bien, on se sent déjà mieux !
Reflets choisis
Aussi chère à mon cœur soit-elle, la littérature jeunesse a la sale habitude de proposer des images partielles et parfois stéréotypées de notre monde. Il n’y a pas que moi qui le dis : les chercheuses Sylvie Cromer, Cendrine Marro ou Elsa Le Saux-Pénault montrent qu’on représente beaucoup moins les personnages féminins que mas




