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Disparition

Mort de Jean-Loup Trassard, «écrivain de l’agriculture»

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Auteur d’une trentaine de livres, défenseur de la mémoire de la civilisation agricole classé dans l’«écopoésie», l’écrivain et photographe s’est éteint à l’âge de 92 ans, dans son département de la Mayenne.

Jean-Loup Trassard à Saint-Hilaire-du-Maine, en 2015. (Richard DUMAS/Richard DUMAS)
Publié le 17/01/2026 à 17h56

«J’ai une passion pour cette maison depuis que je suis né. J’ai fait mes premiers pas sur la terrasse du devant. Et je me suis inscrit pour mourir le long d’une haie avec une faucille à la main», avait dit Jean-Loup Trassard, écrivain et photographe, quand on l’avait rencontré en 2015, à Saint-Hilaire-du-Maine (Mayenne) où il habitait dans une grande bâtisse du XVIIIe siècle. L’écrivain qui continuait alors à travailler le long des haies autour de chez lui – ces barrières végétales en péril, si précieuses pour la biodiversité — n’a pas vu son vœu être exaucé : il est mort mardi 13 janvier à l’hôpital, où il était soigné depuis une quinzaine de jours. Cet homme, grand défenseur de la ruralité et d’une civilisation agricole en voie de disparition, a publié au total une trentaine d’ouvrages : récits, romans, nouvelles. «Je suis un écrivain de l’agriculture et pas de la nature. Il y a des gens qui aiment les landes, les nuages, les forêts, la mer. Moi, j’aime les champs travaillés par l’homme», affirmait-il.

Ce jour-là, de novembre 2015, il avait mis ses bottes de caoutchouc pour faire voir les alentours de la maison, «la prée» comme on dit en patois mayennais pour le pré. Il s’était penché au-dessus d’un rui

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