«Monumentale», elle semble vous menacer par cet alliage de métal et de bronze. Et vous protéger en vous accueillant sous ses huit pattes. Pourtant, l’Araignée n’a rien d’effrayant pour Louise Bourgeois, sa créatrice – elle est le prolongement de sa mère «aimante, rassurante et protectrice». Mais surtout tisserande. «Celle-ci […] réparait de très anciennes tapisseries en tissant les fils soigneusement et patiemment, comme l’araignée tisse sa toile.» Louise, à ses pieds, l’aidait en dessinant des motifs pour combler les trous souvent en bas. Avec un trait rouge dans l’album de Fausto Gilberti, unique couleur. Que pouvait-il se passer à la mort de sa mère ? L’artiste a repris le fil, s’inspirant de ses souvenirs et des enseignements de sa parente pour composer une partie de ses œuvres : «Ces silhouettes en bois, qui représentaient des personnes chères à son cœur, étaient tout en hauteur, comme les gratte-ciel autour d’elle. Ainsi, Louise avait l’impression que ses proches étaient avec elle.» Bien plus qu’une histoire de filiation, c’est l’apprentissage d’une liberté créative.
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«Louise Bourgeois» et une skateuse «à contrensens», appelées à régner
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Une biographie de «l’artiste qui fabriquait des araignées géantes» et une enfance traversée en planche à roulettes: deux albums sur la liberté d’être soi-même.
Extrait de «A contresens» de Jean-Yves Casterman. (Ed. Les 400 coups)
Publié le 26/04/2023 à 20h02
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