La liberté. D’expression, d’entreprendre, de jouir, d’importuner. «Liberté» au fronton des mairies, Liberté j’écris ton nom. Liberté en une du Vanity Fair de février (via «les leçons de liberté» que Laure Calamy dispense avec force épaulettes), liberté sur les affiches de campagne de Marine Le Pen (slogan 2022 : «Libertés, libertés chéries»). Liberté partout, tout le temps. «Et pourtant, je n’arrivais pas à renoncer», note Maggie Nelson en introduction du passionnant essai qu’elle consacre à cette notion fourre-tout, plombante, galvaudée. D’où la nécessité de tracer son propre chemin : l’Américaine, mondialement célèbre depuis les Argonautes en 2015, le trouve à sa façon de poétesse (faire un best-seller d’une méditation autour de la couleur bleu ? C’est possible : ça s’appelle Bleuets, traduit en France en 2019), ici en orchestrant «quatre chants sur le soin et la contrainte». Alors parlons musique : dans une correspondance avec Björk publiée ce mois-ci par la revue de poésie Muscle1, Nelson confie jalouser l’Islandaise : «Tu peux créer des paysages sonores qui ajoutent une texture infinie à de simples phrases alors que je res
Essai
Pour la poétesse américaine Maggie Nelson, «le terme liberté a désespérément besoin d’être réexaminé et réévalué»
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Entretien avec l’essayiste et poétesse américaine qui, dans son nouvel essai, interroge la notion flottante de liberté à travers quatre chants «sur le soin et la contrainte».
A Paris, le 2/07/19. Portrait de Maggie Nelson pour la Der (Martin Colombet/Martin Colombet pour Libération)
Publié le 09/02/2022 à 18h20
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