Il lui fallait le préciser d’emblée. Quand le monde dort, récits, voix et blessures de la Palestine, que vient de publier Francesca Albanese, commence par une mise au point de l’auteur, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits humains dans les territoires palestiniens occupés. Si la juriste et chercheuse italienne précise qu’elle condamne sans réserve, à titre personnel et pour ce qu’ils sont au regard du droit international, le meurtre et l’enlèvement de civils israéliens commis par le Hamas le 7 octobre 2023, c’est qu’elle est quotidiennement accusée d’antisémitisme. Ou parfois, plus étrangement, traitée de sorcière (par l’ambassadeur d’Israël à l’ONU). Ou encore de «putain du Hamas» (un tag sur une librairie parisienne qui organisait récemment une rencontre autour de son livre).
Une responsabilité historique indélébile
La boussole de Francesca Albanese n’est pourtant pas douteuse, c’est le droit international, la lutte contre l’injustice, et la solidarité, qui est, dit-elle en reprenan




