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Essai

«Que faire de la différence des sexes ?» : pour la psychanalyse, des questions d’un nouveau genre

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Des professionnels réunis autour de Serge Hefez montrent en quoi les préoccupations trans bousculent leur pratique.

Une manifestation pour la défense des droits des trans à Paris, le 5 mai 2024. (Camille McOuat/Libération)
Publié le 02/01/2026 à 6h50

Plusieurs analystes se sont colletés à cette question complexe autour de Serge Hefez, le psychiatre français qui a sans doute une des plus longues expériences de cette clinique avec des jeunes gender fluid ou trans. Que font-ils, que faisons-nous, qu’allons-nous faire de la différence des sexes ? Cette question constitue le fil rouge de ce petit livre plein de surprises et de paradoxes. Trouble dans le genre, trouble chez les psychanalystes, trouble dans le contre-transfert, le praticien troublé doit revisiter ses a priori personnels et théoriques. Pourquoi davantage à l’époque actuelle ? Parce que le questionnement sur la transidentité et la dysphorie de genre accompagne désormais la clinique des analystes qui reçoivent beaucoup d’adolescents et de jeunes adultes ; nombre d’entre eux – on le constate – prennent en effet de plus en plus de liberté vis-à-vis de leur sexe d’origine. Une autre partie de la société met aussi cette question en exergue : congédier la différence des sexes est désormais une option choisie par un certain nombre de féministes et penseurs de la transidentité. Selon eux, la construction culturelle de la distinction homme/femme

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