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Talons hauts

«Queens, l’art du drag dans le monde» : carnet de bal queer

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Vingt-cinq figures internationales du drag immortalisées dans l’ouvrage photographique de Paloma et Elodie Petit.

Sweet Valentien - Vietnam ( Ky Anh Tran/L’Officiel Vietnam)
Publié le 06/12/2025 à 5h27

C’est un beau livre de photos et de combat. La journaliste Elodie Petit et la drag queen Hugo Bardin, alias Paloma, ont tiré le portrait de 25 figures internationales du drag, joyeuses et colorées à souhait.

Mais derrière les sourires, les paillettes et les strass, la discrimination homophobe apparaît en filigrane, dans sa cruelle réalité. «Dans certains pays, il est tout simplement impossible pour une queen de dire qu’elle existe», disent les autrices dans l’avant-propos. L’Américaine RuPaul ouvre le bal. Révélée grâce au succès international de l’émission RuPaul’s Drag Race, la drag queen la plus célèbre de la planète raconte sa résistance aux brimades et sa longue lutte en talons hauts contre la précarité et le rejet des cercles artistiques établis, lié à sa couleur de peau et à son identité queer.

La drag d’origine chinoise Luer Mizrahi se bat avec ses sœurs pour exister, depuis que les autorités du pays ont banni du petit écran les hommes jugés «efféminés». L’Indienne Maya the drag queen, témoigne de la condition homosexuelle dans un pays qui la juge encore «contre nature», même si la Cour suprême a dépénalisé l’homosexualité. En Russie, elle est illégale, la représentation queer est aussi bannie du pays. L’année dernière, le pays a ajouté le mouvement international LGBT à sa liste des «terroristes et extrémistes» ! Reportage artistique sur une discipline en plein essor, ce tour du monde des drag queens mesure aussi le recul subi par les droits des personne

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