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Recueil de Fabienne Radi : là où il y a de la gêne, il y a du plaisir

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L’autrice publie un ensemble de courts textes tout en art du quiproquo.

Fabienne Radi à Genève, fin octobre. (Niels Ackermann/Lundi13)
Publié le 21/11/2025 à 14h32

Il y a toujours quelque chose qui cloche dans les textes de Fabienne Radi. Une interview minutieusement préparée est ruinée par un ami en jogging fluo qui vient coller son nez à la vitre. Le récit laconique d’une soirée de rupture entre deux couples qui ne se comprennent plus est électrisé par les prénoms imprononçables des personnages, Gwengwyvar et Culhwch. Un homme applaudit à l’envers, une tache apparaît sur un parquet impeccable, des portes sont ouvertes quand elles auraient dû être fermées et inversement… Dans son nouveau recueil Gêne et confusion, l’autrice suisse exploite quiproquos, malentendus et autres feuilles de salades entre les dents à travers 51 miniatures riches en sous-couches derrière leurs airs légers.

Voilà une vingtaine d’années que Fabienne Radi, en plus de produire des livres d’artiste, écrit sur l’art contemporain et la pop culture mais aussi sur le hamster (mort) de ses enfants, le chien (lubrique) de sa belle-sœur, les cheveux de Shelley Duvall, les Fabienne, les nains, les clôtures de jardin, sous forme d’essais, de nouvelles, de fables, de poèmes, de listes et même de boîtes de corn-flakes. A force d’être considérée comme inclassable, elle a fini par apposer ce petit avertissement en ouverture de son précédent recueil : «L’aut

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