Rien qu’à le lire à la suite, comme un roman – ou comme 74 nouvelles puisqu’il y a 73 entrées et un avant-propos –, ça donne envie d’accumuler les adjectifs : drôle, brillant, revigorant. Qu’est-ce que ça doit être de s’en emparer comme un dictionnaire que c’est, ouvrant au hasard, sautant les pages en toute bonne conscience. Dans la collection des Dictionnaires amoureux, celui-ci est consacré à Flaubert, mais aussi à Régis Jauffret et à ce qu’est être écrivain, ce qu’est la littérature selon l’auteur, né en 1955, des Microfictions, de la Ballade de Rikers Island et du Dernier Bain de Gustave Flaubert. «Je tenterai dans ce dictionnaire de raconter Flaubert comme une histoire», écrit-il dans son avant-propos où il annonce «certains aspects assez grotesques» de l’auteur de Madame Bovary dont l’héroïne est aujourd’hui appréciée à contresens de ce que Flaubert voulait, de même qu’il «se serait pendu haut et court à une poutre de son cabinet de travail» s’il avait imaginé que sa correspondance deviendrait une part de son œuvre. Régis Jauffret ne craint pas d’être «mufle» e
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Régis Jauffret du côté de chez «Flau»
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Un «Dictionnaire amoureux» consacré à Gustave Flaubert, développant «certains aspects assez grotesques» de l’auteur de l’«Education sentimentale».
Régis Jauffret. (Bruno Klein)
Publié le 02/06/2023 à 16h29
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