La capitale roumaine sera à l’honneur du festival Un Week-end à l’Est, du 18 novembre au 1er décembre à Paris.
Une voix d’enfant domine Abraxas, deuxième roman traduit de Bogdan-Alexandru Stanescu. Il se nomme Mihai, sa mère l’appelle Kitz-Kitz ou «souriceau», et en décembre 1989, il a 10 ans. C’est la fin de la dictature en Roumanie. Quand l’exécution du couple Ceausescu est montrée sur le petit écran, il ressent un choc. «Oui, même si je suis un enfant de la Révolution, pour moi cette même Révolution coïncide avec la naissance du Mal. Je l’ai pressenti dès le début, dès cet hiver sec et glacial, au moment où je me suis recroquevillé dans l’horreur que j’éprouvais face au spectacle du peloton de monstres assassinant Elena et Nicolae Ceausescu, mes parents télévisuels […]. Je ne savais rien encore du Théâtre de la cruauté mais, quand je l’ai lu, plus tard, l’essai d’Artaud m’a tout de suite fait penser au procès du couple Ceausescu.»
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