Venise finira peut-être sous les eaux. Depuis longtemps, elle est noyée sous les mots. Des écrivains tentent d’y prendre leurs mesures en se confrontant à sa démesure : gonflettes plus ou moins brillantes face à la beauté. L’écrivaine japonaise Ryoko Sekiguchi, 55 ans, s’y colle à son tour, mais son livre, Venise, millefleurs, a peu de rapports avec ces recherches, presque toujours masculines, d’exploits littéraires. Venise n’est ni le miroir de sa mémoire, ni ce courant de mélancolie, d’introspection et d’extase ayant donné quelques grands textes qui, si elle les a lus, ne semblent guère la toucher. Son féminisme, son goût pour l’art contemporain et sa manière de combiner les choses et les genres, n’y sont pas pour rien : son livre ressemble à une installation. C’est «dans l’architecture, l’urbanisme, l’histoire et l’écologie, que j’ai trouvé les réflexions les plus pertinentes sur la ville d’aujourd’hui et de demain. L’art, la musique et certains spectacles vivants créés ici
Récit
Ryoko Sekiguchi, herbes flottantes à Venise
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Une collection de plantes du XIXe siècle ayant appartenu à une ancêtre d’un architecte de vieille souche locale nourrit «Venise, millefleurs» de l’autrice japonaise.
Ryoko Sekiguchi, à Paris, en mars 2022.
(Ava du Parc/Libération )
Publié le 23/01/2026 à 15h48
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