Bienvenue à Ostrog. «La ville est un ostinato. Où qu’on regarde, c’est partout la même chose. Une unique prolifération de rien. Un crescendo de vide assourdissant, hypnotique. Situation sans issue aux sempiternelles variations. Des répétitions se délectant d’elles-mêmes dans un lieu privé de toute substance vitale.» Ostrog, nous apprend Marina Skalova, la traductrice de Retour à Ostrog, signifie «donjon» ou «bagne». Dans cette ville sinistre du nord de la Russie, imaginée par l’écrivain bélarusse réfugié en Europe, Sacha Filipenko, l’enquêteur Alexandre Kozlov, flanqué d’un jeune lieutenant, est dépêché en urgence. Trois adolescents de l’orphelinat d’Ostrog se sont suicidés sans aucune explication. Le jour de l’arrivée des enquêteurs moscovites, un quatrième jeune se donne la mort. L’affaire attire les médias locaux comme nationaux, et le restaurant La Bastille (sic) grouille de correspondants et d’envoyés spéciaux. L’auteur joue le parti du detective novel, des morts, un mystère et un enquêteur rempli de mal-être depuis le départ de sa femme il y a des années. Kozlov espère toujours la reconqu
Roman
Sacha Filipenko : Ostrog, petite cité d’enfer
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Dans le nord de la Russie, des suicides, un enquêteur et un marécage imaginés par l’écrivain bélarusse réfugié en Europe dans «Retour à Ostrog».
Dans une ancienne mine à ciel ouvert. (Maksim Safaniuk/Getty Images)
Publié le 31/01/2026 à 4h47
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