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Roman

«Septembre noir» de Sandro Veronesi, et toujours en été

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Un adolescent en 1972 voit sa vie bouleversée par un événement familial tandis que se déroule le massacre terroriste des JO de Munich.

Les Bellandi retrouvent au bord de l'eau les Raimondi. (Slim Aarons/Getty Images)
Publié le 24/01/2026 à 0h06

Dans un beau chapitre placé au cœur du nouveau roman de Sandro Veronesi, le narrateur raconte un événement bouleversant qui eut lieu en 1999 sur une plage et dont son épouse fut témoin. Ce qu’elle a vu l’a profondément affectée. Le narrateur, troublé lui aussi par ce qu’elle lui a rapporté, a retenu une leçon : la lenteur est nécessaire dans certaines situations. Alors il décide de prendre la lenteur pour «modèle dans ce récit même». Au lecteur de prendre son mal en patience. Mais le roman mérite cette peine. L’indolence permet de vérifier que certains liens sont fragiles et que le sabotage cause du chagrin. Le narrateur retarde la révélation de l’événement qui a changé sa vie alors qu’il avait 12 ans, en 1972. Ce fut grave, ce fut son septembre noir. Disons seulement que cela s’est passé entre ses parents, au moment où une organisation terroriste qui s’était donné pour nom Septembre noir massacrait onze Israéliens pendant les Jeux olympiques de Munich, les 5 et 6 septembre 1972. Si, pour l’enfant, le plus grave était ce qui arrivait à sa famille, Veronesi rend sensible l’effet produit par l’addition des chaos, le privé et l’international.

Chaque été au bord de la mer

Ce livre contient une bombe à retardement, un drame qui a initié

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