Menu
Libération
BD

«Silent Jenny» de Mathieu Bablet : rêves d’abeilles

Réservé aux abonnés

Dernier tome signé par le bédéiste d’une trilogie qui sillonne les territoires de la science-fiction.

Planche extraite de la BD «Silent Jenny» de Mathieu Bablet. (Ed. Rue de Sèvres)
Publié le 08/11/2025 à 11h04

Mathieu Bablet est un explorateur invétéré. Après Shangri-La paru en 2016, Carbone et Silicium en 2020, son nouvel album Silent Jenny (déjà vendu à plus de 26 000 exemplaires, sur un tirage de 150 000), est le dernier tome d’une trilogie qui sillonne les territoires de la science-fiction (de la hard-science au cyberpunk en passant par le postapocalyptique). Si dans ses précédents ouvrages l’auteur se plaisait à nous faire voyager aux confins de l’espace, l’intrigue se déroule cette fois-ci sur la terre ferme. Plongé dans un futur lointain (mais peut-être pas) où les insectes pollinisateurs ont disparu, le lecteur suit le parcours de Jenny, la narratrice, qui recherche inlassablement la preuve de l’existence des abeilles. Est-ce un rêve illusoire ou bien une réalité qui n’attend qu’à être révélée ? Dès les premières pages, le talent d’illustrateur de Mathieu Bablet s’exprime tout en couleurs et en émotions brutes : espaces arides, terres dévastées en proie à des sécheresses successives où la température moyenne atteint souvent les 47 degrés. L’eau se fait rare et l’air vicié porteur de maladies ne laisse pas présager un avenir durable pour les quelques êtres vivants qui parviennent encore à survivre.

Pourquoi Silent Jenny ?

Jenny ne parle pas, ou peu. Elle endure plutôt la vie morne et répétitive à bord d’un vaisseau terrestre ambulant appelé le Cherche-midi, une des nombreuses monades (il y en a cinq) qui arpentent les contrées désolées de la planète Terre. Dans cet univers deve

Dans la même rubrique