C’est parce que nous ne parvenions pas à joindre Siri Hustvedt sur Skype que, essayant de lui rappeler notre rendez-vous en appelant son domicile, nous sommes tombée sur Paul Auster. Tétanisée – nous avions encore en tête l’émotion provoquée par le récent post Instagram de Siri Hustvedt racontant la maladie de son mari et leur séjour partagé dans «Cancerland» –, nous n’avons pas osé lui demander comment il se sentait, ne sachant pas s’il s’agissait bien de lui. Quand plus tard, enfin connectée sur Skype, l’écrivaine nous le confirma, nous avons été soulagée par le souvenir de cette voix ferme et sûre d’elle qui avait tonné : «Prends la communication dans la chambre !» Mais voilà que nous menaçons de verser dans ce que l’essayiste et romancière américaine, qui bâtit depuis trente ans une œuvre d’une incroyable richesse car à la fois transdisciplinaire et intime, dénonce dans son nouvel essai, Mères, pères et autres, à paraître le 4 octobre : la tendance qu’ont longtemps eue nombre de ses interlocuteurs à lui parler d’abord de son mari voire, pire, à sous-entendre que ses livres devraient autant si ce n’est plus à
Entretien
Siri Hustvedt : «Se passionner pour les vies de gens qui n’existent pas»
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Dans un recueil d’essais traversés par la figure maternelle, l’écrivaine américaine aborde le pouvoir de la fiction, la mémoire familiale et ses mentors, qu’ils soient réels ou assignés.
Siri Hustvedt, à Brooklyn le 25 septembre. (Mahka Eslami/Divergence pour Libération)
Publié le 27/09/2023 à 17h37
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