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Roman

«Soixante Kilos de coups durs» de Hallgrímur Helgason, passeurs d’Islande

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Avec «Soixante Kilos de coups durs», le jeune héros de l’auteur islandais revient en travailleur sur un harenguier, aux prises avec des hallucinations d’esclaves enchaînés. «Libération» s’est entretenu avec le traducteur Eric Boury, grand spécialiste de ce domaine nordique, et son ami Jean-Christophe Salaün, qui a lui aussi traduit Helgason à partir de 2013.

Une usine de traitement du hareng, à Siglufjördur sur la côte nord de l’Islande, vers 1935. (Herbert Felton/Getty Images)
Publié le 30/01/2026 à 17h01

Nous avions quitté le jeune Gestur dans la neige à la fin de Soixante Kilos de soleil (2024), rescapé d’une deuxième avalanche. La première avait emporté sa mère et sa sœur, celle-ci venait d’engloutir la ferme de son père adoptif, le menuisier poète Lási. Mais Gestur était sain et sauf. Après avoir constaté que l’existence en Islande, «ce maudit trou à l’écart du monde», était une lutte continuelle contre la mort, l’adolescent se disait «que jamais la vie n’avait été plus belle : sous ses yeux vacillait la Jetée des Norvégiens». C’étaient les dernières lignes. «Entre les pages règne la nuit» est la première phrase de la suite, Soixante kilos de coups durs. Nuit du texte, jour qui se lève avec la lecture : Hallgrímur Helgason, romancier, poète, peintre né en 1959, se présente à l’orée de son roman pendant que ses personnages dorment encore. Il est la «perpétuelle chouette nichée au creux de son œuvre (on le voit rarement bien qu’il voie tout)».

Dans Soixante Kilos de coups durs (Soixante Kilos de choses à couper le souffle en traduction google du titre orig

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